La distribution de la musique

par | Sep 19, 2024

Les différents codes

Différents codes sont attribués pour mieux permettre l’identification des données (œuvre, enregistrement, produit, ayant droit).

Le code ISWC (International Standard Musical Work Code) identifie une œuvre musicale. Il est attribué par la SACEM lorsque l’œuvre est déposée. Dans le cas où l’enregistrement d’une œuvre non déposée est distribué sur une plateforme de diffusion en ligne, c’est l’agrégateur qui attribue un code ISWC. Ce code permet par exemple de garder la correspondance d’une œuvre entre les différents OGC, de rapporter ses différents usages et d’administrer les redevances.

Le code ISRC (International Standard Recording Code) permet d’identifier l’enregistrement d’une œuvre. Il est fourni soit par la SCPP ou bien par votre agrégateur (iMusician, Distrokid, etc.). C’est un peu l’équivalent de l’ISBN dans la littérature. Le code ISRC est associé à plusieurs données : artiste principal, titre, titre de la version (ou titre alternatif ou sous-titre), type de contenu (phonogramme ou vidéogramme), date de première publication. Contrairement au code ISWC, le code ISRC ne correspond pas à une déclaration de phonogramme et ne permet pas, à lui seul, de percevoir des droits voisins.

Le code UPC (Universal Product Code) ou EAN (European Article Numbering) permet d’identifier une distribution. Il s’agit d’un code-barres.

Le code IPI (Interested Party Information) identifie l’ayant droit d’une œuvre.

 

Les agrégateurs

Il s’agit de plateformes (TuneCore, Distrokid, CD Baby, etc.) permettant de rendre disponibles vos titres sur les plateformes d’écoute à la demande (Aplpe Music, Spotify, Deezer, Tidal, Pandora, YouTube Music, etc.), les plateformes de téléchargement (iTunes, Beatport, Qobuz, Traxsource, Juno, etc.) ainsi que les plateformes sociales (Instagram, TikTok, Facebook, etc.) et les applications de reconnaissance musicale (Shazam, etc.).

NB : les agrégateurs ne collectent et ne reversent que les redevances issues du droit voisin. Certains proposent en sus un service d’édition (payant) permettant aussi de collecter le droit d’auteur par l’intermédiaire du code ISWC, pour le reverser ensuite à une OGC (par exemple à la SACEM)

 

Les distributeurs

Ce sont des personnes physiques ou des entreprises (Believe, Diggers Factory, etc.) qui mettent à disposition votre musique dans les magasins physiques et en ligne. Les distributeurs sont également chargés de réaliser la promotion commerciale de votre musique. Ils la mettent en avant dans des playlists ou en tête de gondole, par exemple.

 

Créer un support physique (CD, vinyle)

Pour créer un CD, il est nécessaire d’avoir un fichier DDP donné par le studio de mastering. Celui-ci doit être donné au presseur accompagné de la pochette et du livret éventuel. Une autorisation de reproduction est impérative et doit être demandée à la SDRM. Le donneur d’ordre recevra alors une facture à régler, qui servira à rémunérer les créateurs des œuvres. Certaines mentions sont obligatoires sur le CD lui-même ainsi que sur la pochette.

Pour produire un vinyle, le procédé est le même, à la différence près que les fichiers mastérisés (un par face) sont différents. Il est nécessaire de réfléchir en amont au nombre de pistes pouvant entrer sur une face d’un vinyle. Les recommandations données par le fabricant dépendent de la taille (7″, 10″, 12″), mais également du style de musique.

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